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Lettre au préfet du Lot reprise dans le livre Montcuq troublant

Un petit rappel en mars 2021 avec un livre au titre...
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Lettre au préfet du Lot juin 2019

Chapitre 27 du livre Montcuq troublant.

Toujours en une de lotois.fr. 728 vues au 7 janvier 2021 pour la vidéo du 24 juin 2019 reprenant cette lettre.

Cette vidéo pour le Préfet du Lot, et le monde :






Montcuq-en-Quercy-Blanc le 6 juin 2019,

M. Le Préfet du Lot,

Je me dois de porter à votre attention une assertion du Procès verbal de la réunion du conseil municipal du 9 avril 2019 de ma commune : « Jocelyne [Mathieu] signale que la subvention Salon du livre est supprimée (M. TERNOISE ayant des propos injurieux envers les élus de la commune) ».

Ainsi dans le compte-rendu de ce conseil municipal, l'association "Montcuq en Quercy Blanc Cultures" n'est pas mentionnée. Il n'y a eu aucun vote sur notre demande de subvention mais la décision a été prise par une ou des personnes non notée(s) dont Mme Mathieu, adjointe aux associations, fut la porte-parole. Aucun des conseillers municipaux ne semble avoir demandé de justification, de preuve, à ce gravissime « propos injurieux. »

Naturellement, je ne peux pas "laisser passer" ce mensonge dans un document officiel. Et vous demande de bien vouloir prendre toute mesure en votre pouvoir.

Ce « propos injurieux » fait écho aux déclarations de Mme Sabel Marie-José, 1ere adjointe, représentant M. Le maire le 12 août 2018, au salon du livre. Prenant la parole sans remercier de leur venue Mr le sous-préfet ni Mme la députée (qu'elle n'a pas accueillis et ne raccompagnera pas) elle assène en ma direction : « en tant qu'élus nous ne pouvons pas accepter la polémique et surtout quand ça va jusqu'à certaines insultes [mon geste souriant de dénégation] donc euh certains ou les critiques systématiques sur les élus. » (intégralité des discours : www.montcuq.tv)

S'exprimaient ensuite Mme Huguette Tiegna puis M. Marc Makhlouf. De M. Le sous-préfet et Secrétaire Général de la Préfecture, vous représentant, nous avons eu le plaisir d'entendre, en conclusion des discours : « Cette manifestation d'aujourd'hui, malgré toute les difficultés dont vous avez fait état [je m’étais exprimé en ouverture], est une belle manifestation, elle participe de l'attractivité de notre département... cette manifestation, elle doit perdurer... Il faut que de tels événements se maintiennent et se perpétuent... l'état est à vos côtés... nous avons besoin de culture...»

Quelques jours plus tard, j'interrogeais M. Le Président François Hollande : « la démocratie c'est pas simplement le vote, c'est la démocratie participative, la démocratie citoyenne, humaine (et se tournant vers moi, il précise) éditoriale même. » Naturellement j'en profitais pour mettre en parallèle Mme Sabel affirmant « la démocratie c'est quand il y a une majorité et tout le monde s'incline sur la majorité. »

Ni de l'insulte ni de l’injure, comme quand, avec humour je me demandais si Mme Sabel connaissait la signification de "systématiques". Ma vie ne se limite pas à la présidence d’une association, et dans mon activité d’auteur-éditeur, la vidéo constitue désormais le versant le plus visible. Qui plus est, toutes mes analyses "politiques" le furent dans le cadre de ma profession et non ès président d’association. Ni insulte ni injure dans mes chroniques comme la présentation de la dérive budgétaire des travaux « cœur de Montcuq. »

Cette lettre est trop longue : je m’exprime peut-être pour la dernière fois sur le sujet. Il faut bien rappeler le contexte !

Ni insulte ni injure d’expliquer l’urgence pour la municipalité de vous présenter, ainsi qu'à madame la députée, des excuses pour la manière dont Mme Sabel l'a représentée au salon du livre 2018.

Même quand début juillet 2018, la commune nous a rendu les banderoles, que nous devions soudainement accrocher à nos frais ! Même quand le 14 juillet 2018, M. Le maire a foncé vers moi en sortant de la mairie, voulant sûrement montrer à ses administrés toute son énergie « je suis pas content de vous... Pas maintenant. C’est pas le moment. Je vais m‘énerver !... » Quelques jours plus tard, hors caméra, il m’exposait son grief : ma vidéo sur l’incongruité d'octroyer « 10 000 euros de subventions municipales à la famille et à la société de production de feu Nino Ferrer pour la célébration du vingtième anniversaire de son suicide. » J’aurais dû diffuser son interview sans exposer mon point de vue !

M. Le maire me semblait miser sur mon incapacité à tenir jusqu’au jour J, m’a semblé ajouter contrariétés et difficultés (banderoles, parking poste, organisation, son soudain « voyage au Portugal », apéro…) pour voir l’instant où j’allais craquer : soit proférer des insultes soit m’effondrer. Il n’en fut rien. Il me savait dévasté par le deuil.

Elle fut remarquée, l’absence d’officiels considérés proches de M. Lalabarde : M. le député Aurélien Pradié s’excuserait par SMS à 17:10 (retenu aux festivités de Labastide-Murat), Mme Maryse Maury et son colistier Mr Marc Gastal. L’hypothèse qu’ils furent encouragés à s’absenter est peut-être plausible…

« Insultes » & « propos injurieux » : j’ai l'impression d'observer l’application à un administré du populaire « quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. » Ni insulte ni injure, même en déplorant que la commune n'ait toujours pas rendu à l'association les kakémonos ! On peut désormais parler de confiscation ?

Malgré le deuil, malgré les difficultés physiques, j’ai assumé. Soutenu par de rares proches et des auteurs. Fin septembre 2018, j'étais hospitalisé une semaine puis en convalescence, avant une nouvelle hospitalisation en avril 2019 dont la convalescence n'est pas totalement achevée. Ainsi je ne me suis donc pas exprimé ès président de l’association ! Mais j'étais en mesure d'assumer la 4e édition. Sa renommée facilitant « les choses » : les demandes de participation foisonnent. Jérémie Bossone, lauréat du premier prix littéraire de l'année, m'avait donné son accord pour en être l'invité d'honneur. M. François Hollande m’avait également donné son accord pour participer à cette édition 2019. J'ai l'impression que cet accord, relayé par ma chaîne youtube, au lieu de constituer une joie municipale, a amplifié l'envie de stopper la progression de ce salon ! Faites le taire !

Circule l'hypothèse que M. Le maire souhaiterait offrir l’organisation du salon du livre à une autre association, celle dont sa cousine Mme Maryse Maury, conseillère départementale, semble toujours vice-présidente. L’association "La Halle aux livres" bénéficie d'ailleurs de substantielles subventions.

J’ai l’impression d’avoir servi d’exemple : voyez ce qui arrive si vous osez déplorer la moindre décision du maire ! Quand toute critique est considérée comme une insulte afin de justifier une sanction, où est la liberté d’expression ? Où est la République ? Et effectivement, nul autre n’a osé marquer publiquement son indignation des propos et de l’attitude de Mme Sabel. Les subventionnés 2019 sont donc ceux qui se taisent ! Ce constat jette un sombre voile sur les manifestations de la commune. En 2004, Pascal Serre, dans un édito resté célèbre de "Dire Lot" exposait "le fameux clientélisme lotois". En sommes-nous encore là ?

D’un autre côté, certains ont considéré hagiographiques (pas forcément avec ce terme !) les vidéos sur Mme Huguette Tiegna et M. Marc Makhlouf. Mais je n'invente rien. Et mes commentaires sont toujours les plus sincères et honnêtes possibles. Dans la limite de mes capacités et références.

Naturellement, cette lettre sera diffusée en vidéo. Ainsi sera officiel le report du 4e salon du livre de Montcuq en Quercy Blanc. Une conséquence inévitable de la volonté municipale. Report à une date impossible à deviner.

Je terminerai en reprenant les propos de Mme Catherine Ferrier, ès préfète du Lot, dimanche 14 août 2016, lors de la première édition « C’est ça la France, c’est la liberté d’expression, de pensée... C’est une magnifique démarche citoyenne ; en tant que représentant de l'état, je dis que le livre est indispensable… les dictateurs quand ils arrivent au pouvoir brûlent les bibliothèques, il suffit de se souvenir de ça, le livre émancipe, le livre fait grandir, le livre incite à réfléchir, à comprendre… Battons-nous pour cette liberté d'expression, (et se tournant vers moi) continuez d’aller de l’avant, je vous soutiendrai avec mes moyens modestes... »

On peut émettre l’hypothèse : les masques sont tombés (en vidéo, plus parlant : document où M. Lalabarde retire son masque de fer devant sa cousine Mme Maury et Mme Sabel). Le soutien affiché par M. le maire en 2016 & 2017 (venue de M. Serge Rigal, président du département) doit peut-être se regarder comme « de circonstances. »

Quant aux motivations réelles de ces élus ? Je les ignore. Peut-être simplement garder leur place le plus longtemps possible, en décrédibilisant toute parole cohérente et en décourageant toutes les velléités des administrés ? Ces élus pensaient peut-être me fâcher, me mettre en colère… Mais ils ont terni, un peu plus, l’image de la commune. Ce salon du livre constitue pour moi un « neutre préférable. » Je l’avais exprimé : si les conditions, municipales et de santé, sont remplies, j’assumerai, pour une certaine idée de la littérature, pour la possibilité d’offrir à 40 écrivains une visibilité locale et mondiale (grâce aux vidéos, aux interviews).
Avec les autres membres de l’association et proches, nous n’avons pas souhaité rechercher un « asile littéraire » dans une commune voisine. Nous avons le sentiment d’avoir fait tout ce que nous pouvions dans cette commune nouvelle.

Je témoigne. Je crois que l'écrivain n'a pas d'autres "utilités" que de témoigner (l'imagination, pfouu !). Que ce soit en vidéos, en textes de chansons ou en bouquins, romans, essai et compagnie. Je témoigne de notre époque. Si certain(e)s sont indisposé(e)s par mon témoignage c'est sûrement qu'ils se sont reconnus. Ma vie se limite désormais au deuil, la lecture, l’écriture, la vidéo, la convalescence et quelques proches. Et des petites choses.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet du Lot, l’expression de ma considération distinguée.


M. Jérôme Filippini ne m’a pas répondu par écrit, ni en vidéo. Dans le grand jeu des apparences de la République, il m’a accordé une interview, lors des journées du Patrimoine 2019. Cette lettre fut abordée uniquement en off. Il n’a pas considéré nécessaire d’y répondre. Mais pensait que cela allait s’arranger. Je lui avais répondu en douter, leur animosité à mon égard, donc à l’égard de la déontologie, semblant fortement enracinée.

Le 15 janvier 2020, Jérôme Filippini, dans le Lot depuis septembre 2017, était nommé préfet de l’Eure. Michel Prosic héritait de la place. Lors de la même valse, Catherine Ferrier alors dans le Cher, retraversait notre département pour se rendre dans le Tarn.
Michel Prosic, peut-être dans sa fierté d’avoir été nommé au grade de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres en juillet 2007, sûrement pour ses deux opuscules, ne m’a jamais répondu.

Quant à Marc Makhlouf, c’est le décret du 3 octobre 2019 qui l’a emporté, le nommant sous-préfet d'Autun, en Saône-et-Loire.




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